Création d’une emuMMC avec Hekate

Le présent tutorial a pour but de vous expliquer la création et le lancement d’une emuMMC avec Atmosphère. Cette méthode a l’avantage d’isoler la sysNAND du hack, pour lui garder sa virginité et permettre une utilisation « officielle » (en ligne). Ainsi, tout ce qui sera installé en emuMMC ne transpirera pas sur la sysNAND. Et contrairement aux à priori qui peuvent vous faire hésiter, (et à ma grande surprise), le démarrage de l’emuMMC est aussi rapide qu’avec la sysNAND interne ! (j’étais le premier à pester contre ce système, ayant de très mauvais souvenirs de l’époque de la Wii, où l’emuNAND était lourde à mettre en place et lente à exécuter, je fais donc ici mon mea culpa)

La création et configuration de l’emuMMC se fait depuis l’excellent payload Hekate, accompagné de sa magnifique interface graphique « Nyx ». Afin d’optimiser le temps de création de l’emuMMC, il est fortement recommandé d’avoir le strict minimum sur votre microSD, notamment pour la méthode dite de repartionnement. En effet, ce processus nécessite de faire une sauvegarde préalable des fichiers, limitée à 1Go, qui prend du temps supplémentaire ! L’idéal est donc d’avoir Hekate, Atmosphère, et c’est tout !

0/ Pré-requis :

La dernière version de Hekate (accompagné de Nyx) :

 

La dernière version du custom firmware Atmosphère :

 

Les derniers sigpatches compatibles :

 

Et une carte microSD de 64Go (minimum recommandé)

 

1/ Préparation :

Mettre le payload hekate_ctcaer_x.x.x.bin sur le média qui vous servira à démarrer la console :

  • sur un dongle RCMLoader renommé payload.bin, placé dans un des dossiers prédéfinis de votre choix)
  • sur un téléphone Android avec l’application Rekado
  • sur Windows avec le logiciel TegraRCMGUI
  • à la racine de votre microSD renommé payload.bin si vous êtes équipés d’une puce type trinket m0 (ou équivalente)

Décompresser :

  1. les dernières versions d’Atmosphère, Hekate et des sigpatches telles quelles à la racine de votre microSD

Vérifiez que vous avez bien obtenu, au minimum, les dossiers bootloader,atmosphere et sept à la racine de votre microSD.

 

2/ Création de l’emuMMC :

Lancer le payload hekate par le moyen de votre choix (RCMLoader, Rekado, TegraRCMGUI, etc.) et aller dans le menu emuMMC :

Choisir Create emuMC :

Le gestionnaire va proposer d’utiliser un fichier directement sur la partition existante ou de créer une partition dédiée. Libre à vous de choisir, personnellement je préfère une partition à part :

↓ Alternative avec un fichier sur la partition actuelle (cliquer pour voir) ↓

L’alternative, avec un fichier sur la partition actuelle, a l’avantage d’être plus rapide à faire, et de maintenir la structure existante de la microSD (pas de backup des fichiers existants, pas de repartionnement). Si vous choisissez cette solution, Hekate va tout de suite passer au dump de votre sysNAND vers votre emuMMC. À l’heure actuelle, je ne sais pas si telle ou elle méthode est meilleure (notamment au niveau des performances) !

Si vous avez choisi la partition dédiée, Hekate n’en détectant pas, il va vous proposer d’en créer une, faire Continue :

 

Hekate liste le nombre et la taille des fichiers trouvés sur la microSD, qui vont être automatiquement sauvegardés. Faire OK :

 

Dans le gestionnaire de partition, la taille de l’emuMMC (RAW), en rouge, est pour l’instant de 0GiB. Tout à fait normal puisque rien n’a encore été repartitionné :

il va falloir indiquer la taille d’emuMMC que vous souhaitez. La logique voudrait que celle-ci soit réglée à 29Go pour correspondre exactement à la taille réelle de la sysNAND, mais ce n’est absolument pas obligatoire. Il n’y a de toute façon aucune vérification de la taille de la NAND par le firmware. Pour ce tutorial, je l’ai réglé par réflexe à cette taille, mais à y réfléchir, installer un jeu dans l’emuMMC ou sur la microSD reviendra ici au même puisque ça atterrira de toute façon sur la microSD. Cliquer sur Next Step une fois que vous avez défini la partition :

 

Dernière possibilité pour annuler ou modifier les paramètres. Appuyer sur Start pour lancer le partitionnement :

 

Après avoir sauvegardé les fichiers, Hekate repartitionne la microSD selon vos paramètres, et vous indique une fois le processus terminé :

 

Vous avez désormais une seconde partition sur votre microSD, mais celle-ci est encore vide ! D’où le statut « Disabled! » en orange. Cliquer à nouveau sur Create emuMMC :

 

Cette fois-ci, Hekate détecte la partition supplémentaire et vous propose une nouvelle option. Cliquer sur Part 1 :

 

Hekate va procéder à la copie de votre sysNAND dans votre emuMMC. À titre d’information, avec une sysNAND bien remplie, le processus de copie a pris 25 minutes :

 

↓ Alternative avec un fichier sur la partition actuelle (cliquer pour voir) ↓

Si vous avez choisi une emuMMC dans un fichier sur la partition actuelle, vous n’avez pas eu à faire toutes les étapes de partionnement et vous en arrivez directement ici :

 

L’emuMMC est désormais créée et pleinement fonctionnelle ! Son statut est donc passé à « Enabled! » en vert et un résumé des paramètres sont rappelés en dessous :

 

Un fichier emummc.ini a été créé par Hekate, dans le dossier emummc. Celui-ci contient tous les paramètres de l’emuMMC. Vous constaterez que le dossier Nintendo, à l’origine à la racine de la microSD, est ici paramétré dans emuMMC/RAW1/Nintendo, afin de ne pas marcher sur les pieds de la sysNAND et provoquer des mélanges douteux.

sd:/emummc/emummc.ini

[emummc]
enabled=1
sector=0x38c7800
path=emuMMC/RAW1
id=0x0000
nintendo_path=emuMMC/RAW1/Nintendo

Si vous prenez des captures d’écran ou vidéo, c’est ici qu’il faudra se rendre pour les y retrouver.

2/ Configuration de Hekate :

Il va désormais falloir paramétrer Hekate pour qu’il vous offre un menu de démarrage, depuis lequel vous pourrez lancer, par exemple (choix personnels) :

  1. Atmosphère en mode sysNAND
  2. Atmosphère en mode emuMMC
  3. SXOS
  4. Le firmware officiel

 

sd:/bootloader/hekate_ipl.ini

[config]
autoboot=0
autoboot_list=0
bootwait=0
verification=1
backlight=100
autohosoff=0
autonogc=0
updater2p=0

[Atmosphere]
fss0=atmosphere/fusee-secondary.bin
kip1patch=nosigchk
atmosphere=1
emummc_force_disable=1

[Atmosphere_emummc]
fss0=atmosphere/fusee-secondary.bin
kip1patch=nosigchk
atmosphere=1
emummcforce=1

[SXOS]
fss0=sxloader.bin

[Original]
stock=1
emummc_force_disable=1

 

Vous obtiendrez ce menu de lancement, en cliquant sur Launch :

Bon à savoir : la ligne « autoboot= » permet de démarrer automatiquement l’option de son choix. Dans l’exemple ci-dessus, si vous mettez autoboot=2, Hekate démarrera automatiquement la 2ème entrée du menu, à savoir Atmosphere_emummc. L’autoboot est désactivable temporairement en maintenant Volume-, si vous souhaitez entrer sur Hekate 😉

 

Évidemment, si seule l’emuMMC vous intéresse, vous pourriez aussi vous contenter de ce fichier INI plus light :

sd:/bootloader/hekate_ipl.ini

[config]
autoboot=1
autoboot_list=0
bootwait=0
verification=1
backlight=100
autohosoff=0
autonogc=0
updater2p=0

[Atmosphere_emummc]
fss0=atmosphere/fusee-secondary.bin
kip1patch=nosigchk
atmosphere=1
emummcforce=1

 

Voilà, vous avez désormais une emuMMC prête à l’utilisation. Bon jeu ! Étant donné que je chainload Atmosphère depuis Hekate, ce tutoriel aborde le lancement de l’emuMMC par ce biais. Libre à vous de l’adapter en fonction de vos propres besoins (Atmosphère peut logiquement gérer cela tout seul, comme un grand).